Définition: La déportation est l’action de chasser quelqu’un, plus souvent un groupe de personnes, de son territoire ou de son pays, en le maintenant en captivité ou non.

Dans le cas de cet article, nous allons parler de la déportation qui a été instaurée par le régime nazie contre les peuple juifs et autre peuples.

L’ouverture des premiers camps de concentration.

Source : : www.flikr.com Auteur : daneen_vol

Les premiers camps de concentration ont été ouverts en 1933 dans l’Allemagne hitlérienne dès l’arrivée au pouvoir des nazis (Hitler), pour recevoir les communistes, les autres opposants politiques ( socialistes et démocrates chrétiens ) et les Juifs, mélangés avec les droits communs, les « asociaux » et les malades mentaux, d’abord à Dachau près de Munich en mars 1933, puis à Oranienburg-Sachsenhausen, Buchenwald, Flossenburg et Ravensbrück pour les femmes. Ces camps étaient dirigés par les SS ( police militarisée).
Deux catégories de déportés ont été acheminés vers ces camps:
d’une part les «déportés résistants et politiques », et les déportés qualifiés de « raciaux », c’est-à-dire les Juifs et les Tziganes.
Dans la « nuit de cristal », du 9 au 10 novembre 1938, les vitrines des magasins des juifs sont brisées, leurs maisons et les synagogues sont dévastées,une centaine d’entre eux sont assassinés et 30 000 sont internés dans les camps de concentration de Dachau et Buchenwald.

Les conditions dans les camps.

A. Avant le camp

La distance entre les pays d’origine des déportés et les camps pouvait atteindre plus de 2.000 km. Le voyage s’effectuait le plus souvent dans des wagons de marchandises verrouillés ou des wagons à bestiaux où l’on entasse de 100 à 120 personnes.
Durant le trajet les prisonniers entassés dans les wagons ne recevaient aucune nourriture et étaient privés de toutes commodités sanitaires. Des hommes, des femmes, des personnes âgées, des enfants et parfois des nouveaux nés restaient parfois enfermés jusqu’à 10 jours.
C’est pourquoi au moment où l’on ouvrait les wagons, souvent, une partie des déportés, des vieillards et des enfants, étaient déjà morts, et d’autres se trouvaient dans un état d’épuisement extrême.

B. L’arrivée et le tri

Source : US National Archives Auteur : Department of Defense.

A l’arrivée, la matraque accueille les survivants, à moitié nus. C’est à la descente des wagons que les officiers et les médecins de la SS procédaient à la sélection des déportés en dirigeant ceux qu’ils considéraient comme aptes au travail vers le camp et les autres vers la chambre à gaz.

IL y avait aussi, lorsque les hommes, femmes et enfants pénétraient dans l’entrée, un dépouillage d’habits, bagages et de la moindre affaire personnelle. Ils avaient les cheveux tondus et tout le corps rasé. On leur donnait des tenues rayées de bagnard et ils devenaient alors les « Häftling ». Ensuite, ils étaient immatriculés, photographiés et fichés , devenus des numéros.

A l’arrivée au camp, les hommes étaient séparés des femmes. Ceux qui n’étaient pas tués immédiatement à Auschwitz, pouvaient parfois entrevoir leur mari ou leur femme, leur fils ou leur fille à travers les barbelés. Mais les camps des hommes et des femmes étaient séparés par des barbelés et les contacts sont très rares. Il arrivait exceptionnellement qu’un fils parvenait à rester avec son père, une fille avec sa mère. Mais généralement, cela se terminait mal, par la mort du parent plus âgé qui résistait moins bien que les jeunes.

Pour la France, il s’agissait en général de convois de 1.000 personnes, pour l’extermination des Juifs Hongrois, les arrivages se succédaient parfois à raison de 15.000 par jours.

Sur le million de morts d’Auschwitz, l’immense majorité n’est jamais entrée dans le camp: elle est passée directement des wagons dans les chambres à gaz!

C. Les conditions dans les camps

a. les blocks

Source : fotopedia.com Auteur : Aires Dos Santos

Les hommes déportés été entassés dans des blocks. C’était des baraquements uniformes dans lesquels s’entassaient les détenus en dehors des heures de travail, d’appel ou d’alerte. Dans les plus favorisés, ils pouvaient quelquefois se chauffer autour d’un poêle unique. Mais, partout, c’était des paillasses étagées avec souvent deux ou trois personnes par couchette et par couverture.

Dans les bâtiments, l’homme était une proie facile pour le froid et la maladie !

b. les chambres à gaz

Source : www.flikr.com Auteur : Yan Kershaw

Tout comme les hommes, les femmes étaient sélectionnées : certaines allaient à la mort : la chambre à gaz, tandis que d’autres partaient travailler avec les hommes jusqu’à la mort aussi!-Les chambres à gaz étaient des salles qui, pour ne pas effaroucher les futures victimes, avaient l’aspect anodin d’une salle de douche. Une fois les victimes entassées à l’intérieur, on y introduisait, un gaz mortel comme du dioxyde de carbone utilisé au camp de Maïdanek ou le gaz Cyclon à Auschwitz.

Le travaille des femmes était aussi difficile que celui des homme. Par exemple, elle tiraient des wagonnets sur des rails, …

c. étape finale : le crématoire

Source : U.S. National Archives and Records Administration, Auteur : W. Chichersky. (Army)

Pour chaque victime , la dernière étape était celle du four crématoire. (De grands fours où ils entassaient les corps des mort de la chambre à gaz ou de fatigue, de faim, … )

La libération des camps : 1945

Source : www.flikr.com Auteur : Wisconsin Historical Images

Les camps de déportation furent libérés dans les années 1945 par les Alliés : la France, le Royaume- Uni,les États-Unis , l’URSS… Ils trouvèrent dans les camps des milliers de prisonniers ainsi que des milliers de cadavres. Cette libération marqua la fin de la guerre.

En plus:

-quelques chiffres : 14.000 enfants juifs déportés de France

800 000 vêtements de femme

plus de 7 000 kg de cheveux humains

plus de 700 000 détenus dans les camps à la libération

-Sites utilisés, sources:

http://www.ushmm.org/wlc/fr/article.php?ModuleId=159

http://www.crdp-reims.fr/memoire/bac/2GM/connaissances/05deportation.htm