En France, de nos jours, les chiens policiers sont de plus en plus
utilisés dans des situations extrêmes comme la recherche d’explosifs ou de personnes, ou de drogue.

Crédit photographique: Usien

La gendarmerie, la police, l’armée, la douane et aussi depuis quelque années le RAID national (unités de Recherche; Assistance; Intervention et de Dissuasion)utilisent de plus en plus des chiens policiers. On distingue les chiens de patrouille, les chiens détecteur de drogue, les chiens détecteur d’explosifs, les chiens détecteur d’armes à feu , les chiens de pistage de personnes, les chiens d’identification des odeurs et les chiens d’avalanche.

Les chiens policiers les plus utilisés sont les chiens de garde: comme le berger allemand, le berger belge, le berger de Beauce, le dogue, le doberman,…. Ces chiens sont surtout utilisés pour leurs performances et aptitudes physiques.

Les chiens policiers passent tout d’abord un brevet d’aptitude et sont immatriculés au Centre national de formation des unités spécialisées. Chaque chiens est dressé pour une seule spécialité. Le dressage du chien dure 3 mois, mais cela continue après avec des entraînements plusieurs fois par semaine. Après l’effort le réconfort, quand le chien a trouvé ce qu’il doit chercher, il peut jouer.

Le journal de jeune, Wapiti, de Novembre 2008 nous explique leur entrainement selon leurs unité:

« La patrouille:

Le dresseur tient le chiens en laisse et lui répète d’attaquer. Devant lui, lui un homme d’attaque fait des grands gestes pour l’exciter. Le chien, muselé, va apprendre à percuter l’homme en haut du corps et à le faire tomber au sol. Non muselé, il va ensuite apprendre à le mordre au bras.

La recherche:

Le jouet du chien est caché. Le dresseur tient le chien en laisse et l’encourage à le trouver. Puis le jouet est imprégné de l’odeur des produits qu’il doit rechercher: drogue ou explosifs. Ensuite, le jouet est remplacé par les vrais produits. Quand le chien les trouve, le dresseur lui rend son jouet pour le récompenser.

Le pistage:

-Le chien voit son maitre partir se cacher avec son jouet. Tenu en laisse, il doit remonter la piste et le retrouver.

-Même chose sans voir son maitre partir.

-Plus dur: le maitre est remplacé par un inconnu

-Quand le chien a compris, le jouet est remplacé par le vêtement d’une personne recherchée par la police ».


Dans le même numéro, Wapiti nous offre 2 reportages de 2 personnes ayant appartenu à une brigade canine: Véronique Kokacinski, responsable de la brigade canine de bordeaux: qui explique que « Le chien est d’abord testé pour son courage et son aptitude à travailler. Si le bruit des coups de feu ne lui fait pas peur et s’il défend spontanément son maître quand on l’attaque, il fera un bon chien policier. Nous utilisons surtout des bergers allemands et des malinois. » Daniel Grignon, ancien formateur des dresseurs de chiens de la police nationale ajoute « Le dresseur du chien policier fait appel à ses instincts de prédateur et à son goût du jeu. Pour le chien de patrouille, le délinquant qui s’enfuit devient une proie à ramener à son maitre. Le chien de recherche et le chien de pistage savent qu’après le travail de recherche, ils vont pouvoir jouer.».