Conflit entre les deux prétendants à l’élection présidentielle Ivoirienne. Plus de 30 morts et 110 blessés. Le gagnant officiel de l’élection est Ouattara.

Chronologie des événements :

  • dimanche 28 novembre 2010 : deuxième tour des élections entre Gbagbo et Ouattara
  • jeudi 2 décembre 2010 : proclamation officielle des résultats du deuxième tour par CEI (Commission Électorale Indépendante)
  • vendredi 3 décembre 2010 : Laurent Gbagbo est déclaré vainqueur par la Conseil constitutionnel ivoirien Le 10 Décembre 2010, le blocage au sein de la Commission électorale indépendante augmente les risques de violences. La tension monte et de fortes inquiétudes sont présentes pour la suite des événements.

Malgré les pressions exercées par certains gouvernements étrangers, la commission électorale laisse passer la date butoir de mercredi minuit sans publier les résultats, trois jours après le scrutin de dimanche 28 Novembre

Les appels se sont multipliés dans le monde pour que la CEI proclame enfin le nom du vainqueur du second tour entre le sortant Laurent Gbagbo et l’opposant Alassane Ouattara.

Premier bilan de la journée du 15 décembre2010

A l’issue de la journée du 15 décembre 2010, le bilan exact est difficile à établir : au moins 30 morts selon le camp Ouattara, 20 morts, dont dix parmi les forces gouvernementales, selon le camp Gbagbo, et au moins huit morts confirmés selon les enquêteurs d’Amnesty International.

Guillaume Soro, le «Premier ministre» de Ouattara, a dénombré 30 morts et environ 110 blessés parmi les civils dans différents quartiers d’Abidjan. Un projectile est par ailleurs tombé dans l’enceinte de l’ambassade des États-Unis à Abidjan, sans toutefois faire de gros dégâts ou de victime. Les combats ne concernent pas seulement Abidjan. Selon la presse ivoirienne, dans le centre du pays, à Tiébissou, des combats violents opposent l’ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles et les forces armées favorables à Gbagbo. Plusieurs manifestants pro-Ouattara ont également été blessés par balles dans la capitale politique Yamoussoukro, lorsque l’armée a dispersé un cortège.

La répression du 17 décembre 2010

Le 17 Décembre 2010, une journée de manifestations décidée par Alassane Ouattara, le président reconnu par la Communauté internationale, promettait d’être périlleuse. Elle fut sanglante, avec au moins 20 morts, et plus encore selon des informations non confirmées. Deux semaines après l’élection présidentielle qui a débouché sur une crise avec deux présidents rivaux revendiquant chacun la victoire, cette journée marque un tournant et les Ivoiriens redoutent la répétition de ces événements.

Anne Ouloto, la porte-parole de Ouattara avait expliqué l’importance d’une telle marche contre la télévision et contre le pouvoir de Laurent Gbagbo. Anne Ouloto a annoncé que les partisans de Ouattara ne se laisseraient pas « voler le pouvoir ».

Corentin et Manon

Laurent Gbagbo Photo Marco Castro (Flickr)

Alassane Ouattara Photo L. Ramirez (VOA News)